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Les chemins de la culture

Philosophie, économie, politique, littérature, la culture rendue accessible à tous

L'agnosticisme est une croyance : celle de croire que l'on ne croit pas, ni en Dieu, ni en son absence

 

Agnosticisme.jpgL'athéisme, comme la foi, est une croyance, soit de ne pas croire en Dieu. Il est en effet impossible d'affirmer que Dieu n'existe pas, tout comme l'inverse. Dieu n'est pas un savoir. Ainsi, une troisième position est possible, qui consiste à ne pas croire : l'agnosticisme. Ni athée, ni croyant, l'agnostique se maintient dans l'inconnu. Il ne le dépasse pas car il ne souhaite pas s'engager dans le domaine de la croyance. Cette dernière est pour lui infondée, parce qu'elle n'existe plus dès lors qu'une preuve est apportée. Sur le plan rationnel, l'agnosticisme est un point de vue guère contestable. Je ne crois pas en ce que je ne sais pas. Cependant, l'agnosticisme ne crée-t-il pas les conditions d'un enfermement dans l'indécision ? Refuser de se prononcer n'induit-il pas une mise en retrait définitive ? Je répondrais que non, car dans l'absolu, l'agnostique est aussi un croyant : il croit qu'aucune croyance n'est véritable. Mais peut-il en faire la démonstration ? Il peut au mieux démontrer l'absence de trace concrète de ce que le religieux ou l'athée affirme. L'agnosticisme n'existe ainsi que par référence à des croyances.

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J
Je ne trouve pas que c'est une croyance, c'est juste admettre que l'on ne sait pas.<br /> Ne pas savoir est-elle une croyance pour vous ?
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P
Dommage de voir encore des articles d'une telle approximation (y compris les commentaires). Celui-ci n'est pas nouveau mais on tombe encore dessus.<br /> <br /> « Il est en effet impossible d'affirmer que Dieu n'existe pas, tout comme l'inverse. Dieu n'est pas un savoir » : bien que d'accord sur l'incapacité qu'on a à prouver quoi que ce soit concernant Dieu, dire qu'il « n'est pas un savoir » passe à côté de la notion de savoir qu'on aimerait justement potentiellement valider à son sujet. C'est autour de ça que se forment les profils de croyants et non-croyants : des preuves pour et contre telle ou telle religion.<br /> <br /> Certes ce qui compte c'est d'être d'accord sur les principes plutôt que de jouer avec les mots, mais ici les mots donnent des biais tellement énormes qu'il est utile de soutenir une terminologie plus rigoureuse.<br /> <br /> Croire, en religion = s'en remettre à une entité suprême supposée.<br /> Savoir, peu importe le domaine = avoir connaissance d'une vérité prouvée et prouvable.<br /> <br /> Les religieux cherchant à nuancer les oppositions comme ça les arrange décrivent trois profils (comme dans l'article) : athée croyant que Dieu n'existe pas, agnostique indécis, théiste croyant. Ça permet de décrire tout non-religieux comme impertinent, l'agnostique n'avançant rien et l'athée ne pouvant prouver l'inexistence de Dieu.<br /> <br /> Aujourd'hui, malgré le maintien peu surprenant de la description simpliste précédente par bien des auteurs, on a une meilleure cohérence des échanges lorsqu'on s'entend sur les définitions suivantes de la *croyance*.<br /> - Un théiste croit que Dieu existe (c'est une affirmation).<br /> - Un anti-théiste croit que Dieu n'existe pas (c'est une autre affirmation).<br /> - Un athée rejette la croyance de toute religion (c'est du scepticisme), il est sans croyance (le préfixe « a- » est ici privatif).<br /> On peut aussi trouver un remplacement du couple « athéisme, anti-théisme » par « athéisme faible, athéisme fort », mais « anti-théisme » est explicite et c'est bien.<br /> <br /> Dans le même temps, il y a la question du *savoir*.<br /> - On peut prétendre savoir que Dieu existe (typiquement via des textes ou miracles supposés).<br /> - On peut prétendre savoir que Dieu n'existe pas (mais c'est aussi peu pratique à démontrer que l'inexistence de la Sainte Licorne Rose sur un astéroïde).<br /> - On peut reconnaître qu'on ne sait pas. C'est ce cas qu'on qualifie d'agnosticisme, peu importe que l'on soit croyant ou non. L'agnosticisme n'est pas une forme de croyance ou non-croyance, mais résulte de l'absence de vérité prouvée sur Dieu.<br /> On a donc typiquement des athées agnostiques, sceptiques mais ouverts au débat, ainsi que des théistes agnostiques, ces derniers se contentant de leur foi en se distançant de leurs mythes.<br /> <br /> Pour une bonne présentation des profils : https://www.youtube.com/watch?v=09Fgix9yqbk
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P
Désolé pour le format, je retente en sautant plus de lignes (au cas où quelqu'un voulait lire cette bouillie ^^). Sinon tant pis.<br /> <br /> ----------<br /> <br /> <br /> « Il est en effet impossible d'affirmer que Dieu n'existe pas, tout comme l'inverse. Dieu n'est pas un savoir » : bien que d'accord sur l'incapacité qu'on a à prouver quoi que ce soit concernant Dieu, dire qu'il « n'est pas un savoir » passe à côté de la notion de savoir qu'on aimerait justement potentiellement valider à son sujet. C'est autour de ça que se forment les profils de croyants et non-croyants : des preuves pour et contre telle ou telle religion.<br /> <br /> <br /> <br /> Certes ce qui compte c'est d'être d'accord sur les principes plutôt que de jouer avec les mots, mais ici les mots donnent des biais tellement énormes qu'il est utile de soutenir une terminologie plus rigoureuse.<br /> <br /> <br /> <br /> Croire, en religion = s'en remettre à une entité suprême supposée.<br /> <br /> Savoir, peu importe le domaine = avoir connaissance d'une vérité prouvée et prouvable.<br /> <br /> <br /> <br /> Les religieux cherchant à nuancer les oppositions comme ça les arrange décrivent trois profils (comme dans l'article) : athée croyant que Dieu n'existe pas, agnostique indécis, théiste croyant. Ça permet de décrire tout non-religieux comme impertinent, l'agnostique n'avançant rien et l'athée ne pouvant prouver l'inexistence de Dieu.<br /> <br /> <br /> <br /> Aujourd'hui, malgré le maintien peu surprenant de la description simpliste précédente par bien des auteurs, on a une meilleure cohérence des échanges lorsqu'on s'entend sur les définitions suivantes de la *croyance*.<br /> <br /> - Un théiste croit que Dieu existe (c'est une affirmation).<br /> <br /> - Un anti-théiste croit que Dieu n'existe pas (c'est une autre affirmation).<br /> <br /> - Un athée rejette la croyance de toute religion (c'est du scepticisme), il est sans croyance (le préfixe « a- » est ici privatif).<br /> <br /> On peut aussi trouver un remplacement du couple « athéisme, anti-théisme » par « athéisme faible, athéisme fort », mais « anti-théisme » est explicite et c'est bien.<br /> <br /> <br /> <br /> Dans le même temps, il y a la question du *savoir*.<br /> <br /> - On peut prétendre savoir que Dieu existe (typiquement via des textes ou miracles supposés).<br /> <br /> - On peut prétendre savoir que Dieu n'existe pas (mais c'est aussi peu pratique à démontrer que l'inexistence de la Sainte Licorne Rose sur un astéroïde).<br /> <br /> - On peut reconnaître qu'on ne sait pas. C'est ce cas qu'on qualifie d'agnosticisme, peu importe que l'on soit croyant ou non. L'agnosticisme n'est pas une forme de croyance ou non-croyance, mais résulte de l'absence de vérité prouvée sur Dieu.<br /> <br /> On a donc typiquement des athées agnostiques, sceptiques mais ouverts au débat, ainsi que des théistes agnostiques, ces derniers se contentant de leur foi en se distançant de leurs mythes.<br /> <br /> <br /> <br /> Pour une bonne présentation des profils : https://www.youtube.com/watch?v=09Fgix9yqbk
D
L'agnostique n'est pas celui qui décide de croire ni en l'un ni en l'autre. C'est celui qui comprend que la question - dieu existe ? - n'a pas de réponse. Vous y voyez une limitation ; j'y vois au contraire une ouverture.
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(
Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-15, THÉORÈME DE LA SIGNIFIANCE.-FERMI et ANTHROPIQUE.
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Voir mon blog(fermaton.over-blog.com),No-15, - THÉORÈME DE L'ATHÉE. - ATHÉISME ET MATHÉMATIQUES ?
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